Bloc anticapitaliste et internationaliste à la manif Stop-TTIP

facebanneer2009Contre l’Europe capitaliste

Le TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement) et le CETA (Accord économique et commercial global) ont pour but de créer un grand marché commun entre l’Europe et les USA d’une part et avec le Canada de l’autre. Contrairement à ce que prétendent politiciens et autres exprès médiatiques ces accords ne sont en aucun cas un progrès mais bien d’une attaque sans précédent aux droits sociaux et environnementaux ainsi qu’à nos libertés politiques. Ces traités n’ont pas d’autres buts que d’attaquer les normes de protection au travail ou dans plein d’autres aspects de notre vie, que nous avons pu imposer à la classe capitaliste par nos luttes. Cela signifie très concrètement pour nous qui devons subir ces reformes : une vie toujours plus précaire et une emprise toujours plus grandes des multinationales et de l’Etat sur nos vies. De plus bloquer ce traité c’est briser de nouvelles sources de profit pour le capital et donc accentuer sa crise et qui ouvre des possibilités pour renverser ce système. Continue reading “Bloc anticapitaliste et internationaliste à la manif Stop-TTIP”

Changer la société, sans se faire berner

Par Flo (AL Marne)

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Emma Goldman s’adressant à des ouvriers du textile à Union Square le 20 mai 1916.

Alors que la société capitaliste est en crise, la contestation est plus que jamais nécessaire. Mais elle peut prendre diverses formes plus ou moins productives… Entre le citoyennisme, le néoréformisme et le radicalisme autonome, les impasses et les chausse-trappes ne manquent pas. Décryptage.

Celles et ceux qui auront fréquenté Nuit debout à un moment ou à un autre du mouvement ont pu être confrontés à une grande variété de discours contestataires. Cetains paraissent novateurs, d’autres une simple resucée des vieilles lunes républiaines, parfois désarmants d’ingénuité, parfois très sophistiqués… Tous méritent d’être discutés.

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La loi travail, ultime stade de la crise capitaliste

Flo (AL Marne)

DSCF0976En Belgique comme en France, les mesures défendues le gouvernement s’inscrivent dans un long processus de mesures néolibérales visant à accroître les profits, diminuer les salaires et saper la protection sociale. Cette volonté de profit s’inscrit dans le contexte d’un capitalisme en crise, dont les solutions palliatives ont démontré leurs limites. À nous d’inscrire les combats d’aujourd’hui dans le cadre d’un projet de société émancipée dans l’avenir.

La loi travail s’inscrit dans la continuité des réformes néolibérales menées par les gouvernements successifs depuis le tournant marqué par la mise en place du gouvernement Martens-Gol en 1982. La crise de 1974 s’est traduite par le constat de l’échec des politiques keynésiennes (investissements de l’État pour stimuler la production et la consommation) et redistributives (hausses des salaires), dont les limites se sont révélées dans les années 1980. La chute des taux de profit et les ralentissements de la croissance ont entraîné l’impossibilité d’assurer à la fois investissement, protection sociale et remboursement de la dette croissante de l’État, liée aux politiques sociales keynésiennes d’avant crise.

Le projet néolibéral était alors de redresser les taux de profit par tous les moyens, en jouant sur tous les leviers d’augmentation de la plus-value, c’est-à-dire sur tout ce qui permet de produire autant ou plus sans dépenser davantage, ou en dépensant moins, notamment au niveau des salaires. En découlent des politiques visant la flexibilité à l’embauche et la facilitation des licenciements, la diminution des salaires, l’augmentation du temps de travail sans hausse de salaires, l’intensification des cadences, la hausse de la productivité technique, les délocalisations. En découlent aussi les logiques de démantèlement des acquis salariaux, les réductions de taxes sur les entreprises, (en réduisant les budgets des services de l’État), ainsi que les cadeaux fiscaux faits aux patrons (pour stimuler la production et l’embauche).

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Espagne : arrestations de militant-e-s anarchistes à Barcelone

CSZATYcW0AEzAAMCe matin du 28 Octobre, 2015, le mouvement anarchiste barcelonais a de nouveau été la cible de la répression d’état ordonnée par l’Audiencia Nacional (haut tribunal) mise en œuvre par la police catalane dans différents quartiers de Barcelone et Manresa. L’excuse est toujours la même, la relation présumée qu’entretiennent les détenu-e-s avec des locaux soupçonnés de participer au «terrorisme anarchiste».… Lire la suite

Interview du rappeur VII : « Le bon rap est en voie d’extinction »

Propos recueillis par Nicolas (AL Moselle)

Il a débuté le rap il y a vingt ans mais peu de monde le connaît encore. Le rappeur VII a créé son univers mais développe également une dimension sociale et politique. Rencontre avec ce personnage atypique qui sort son huitième album le 1er octobre.

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Peux-tu nous exposer ton parcours ? Comment en es-tu venu à ce style définitivement « à part » dans le rap français ?

J’ai commencé le rap en 1995 à Bayonne. Avec un ami on a monté notre groupe, on s’enregistrait avec les moyens du bord. En 2002, nous avons quitté le Pays basque pour nous consacrer à la musique et on a atterri à Bordeaux. En 2005, on a monté notre label indépendant avec des artistes du coin puis j’ai sorti mon premier album solo en 2007… Je suis aujourd’hui sur le point de sortir le huitième. J’ai aussi travaillé sur pas mal de projets en parallèle. Depuis le départ j’ai toujours voulu avoir ce style différent, plus imaginatif et loin des stéréotypes du milieu du rap. J’ai toujours aimé sortir des sentiers battus.

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Grèce : L’adieu aux illusions réformistes

Par Yannis Androulidakis (Rocinante)

10885529_10152996985672276_178701586058206979_nLes événements de l’été ont laissé le peuple grec dans une situation catastrophique, mais ils auront au moins eu le mérite de plomber les vieilles lunes électoralistes ou référendaires. Et de mettre les libertaires sur le devant de la scène.  Analyse d’un membre de l’Initiative anarcho-syndicaliste Rocinante.

Le 25 janvier, l’élection de Syriza en Grèce a secoué l’Europe. Pour la première fois dans l’histoire contemporaine du continent, un parti de la gauche dite radicale sortait victorieux par les urnes et avait le droit de former un gouvernement.

Le soir même, devant le siège de l’université, les symboles de la résistance contre le gouvernement odieux d’Antonis Samaras étaient présents à la fête : les femmes de ménage licenciées par le ministère des Finances, les travailleurs d’ERT – la télévision publique supprimée –, des immigré.e.s présent.e.s dans la lutte antirasciste, des jeunes militants, des chômeurs, des travailleurs qui avaient subi une dure répression pendant la période 2009-2015.

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