Auto-hébergement (1) : Un serveur à mon seul service

Par Le groupe de travail Librisme d’AL

L’auto-hébergement, qui il n’y a pas si longtemps était encore réservé à une certaine élite techno-intellectuelle (les « nerds » ou « geeks »), est aujourd’hui à portée du grand public. Dans ce premier article, on présente les récents progrès de démocratisation de l’auto-hébergement.Lire la suite

Zerocalcare : « Nous avons eu envie de populariser la cause kurde »

Par Stef et Lulu (AL Nantes)

À l’occasion de sa venue sur Nantes, des camarades d’Alternative libertaire de Nantes l’ont rencontré l’auteur de Kobanê Calling, Zerocalcare (voir Alternative libertaire d’octobre 2016).

Alternative libertaire : Qu’est-ce qui t’a motivé à t’intéresser au Kurdistan et en particulier au Rojava ?

Zerocalcare : À l’âge de 16 ans, j’ai commencé à m’intéresser à la politique, et notamment à participer aux activités des centres sociaux italien [1], à Rome en particulier. À la fin des années 1990, Öcalan est venu à Rome pour demander l’asile politique à l’Italie. À cette occasion, des milliers de Kurdes européens ont convergé sur Rome. Les centres sociaux italiens ont pris en partie en charge la logistique (nourriture, hébergements..) des Kurdes. À cette époque des liens forts ont été créés avec la cause kurde. C’est pourquoi, quand nous avons vu les images de Kobané assiégée Avec les camarades romains des centres sociaux, nous avons eu envie de populariser la cause kurde et la résistance à Daech.

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Alessandro Stella : “Ce que fut L’Autonomie ouvrière en Italie”

Interview d’Alessandro Stella qui fut un militant de l’Autonomie ouvrière italienne, issue du groupe Potere Operaio (Pouvoir ouvrier).

En quoi consistait – à grands traits – l’Autonomie ouvrière ? A quelles sources s’était-elle alimentée ?

foto1Pendant le bienniorosso, les 2 années rouges (1919 et 1920) il y a eu un phénomène très répandu d’occupations d’usines, de champs, de grandes propriétés foncières. Les conseils ouvriers étaient la forme de représentation de la base ouvrière, sans implication des syndicats. Ce fut certainement une référence pour nous.

L’Autonomie ouvrière a été un mouvement qui a émergé dans les années 70 en Italie, issu du 68 et du 69 italiens, du mouvement ouvrier et des assemblées ouvrières qui sont nées dans certaines usines comme Alfa Romeo à Milan. Ce sont les ouvriers qui les premiers misé sur les conseils d’usine qui étaient déjà une innovation. Mais ensuite, principalement sous l’impulsion des jeunes dans les grandes usines, on a dit: “Nous devons aller plus loin, parce que les conseils ouvriers sont aussi des représentations des gens. Et nous voulons que chacun soit responsable. La forme de l’assemblée, c’est ce qui doit être mis en avant. Et il faut que ce soit l’assemblée qui prenne les décisions “.

L’Autonomie ouvrière est une forme de d’auto-organisation de base, qui se fonde sur une longue tradition, qui est une tradition anarchiste (ou si vous voulez, anarcho-communiste). Elle définit l’action directe de chacun comme forme de lutte. Il n’est pas question de déléguer à d’autres pour qu’ils s’occupent de tes problèmes. Tu prends toi-même tes responsabilités et tu le fais.

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Bloc anticapitaliste et internationaliste à la manif Stop-TTIP

facebanneer2009Contre l’Europe capitaliste

Le TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement) et le CETA (Accord économique et commercial global) ont pour but de créer un grand marché commun entre l’Europe et les USA d’une part et avec le Canada de l’autre. Contrairement à ce que prétendent politiciens et autres exprès médiatiques ces accords ne sont en aucun cas un progrès mais bien d’une attaque sans précédent aux droits sociaux et environnementaux ainsi qu’à nos libertés politiques. Ces traités n’ont pas d’autres buts que d’attaquer les normes de protection au travail ou dans plein d’autres aspects de notre vie, que nous avons pu imposer à la classe capitaliste par nos luttes. Cela signifie très concrètement pour nous qui devons subir ces reformes : une vie toujours plus précaire et une emprise toujours plus grandes des multinationales et de l’Etat sur nos vies. De plus bloquer ce traité c’est briser de nouvelles sources de profit pour le capital et donc accentuer sa crise et qui ouvre des possibilités pour renverser ce système. Lire la suite “Bloc anticapitaliste et internationaliste à la manif Stop-TTIP”

États-Unis : Organiser les précaires

Par Adeline DL (AL Paris-Nord-Est)

Fightfor15On trouve aux États-Unis des exemples de pratiques syndicales alternatives qui permettent l’entrée en action de travailleuses et travailleurs à qui les outils syndicaux classiques sont moins accessibles. Alors que l’organisation des précaires en France reste une gageure malgré son urgence, observons ces pratiques états-uniennes, où le monde du travail est libéralisé de plus longue date.

Précarisation du salariat, exploitation des travailleuses et travailleurs sans papiers, dislocation des collectifs de travail : avec la libéralisation du monde du travail, la précarisation et ­l’atomisation des salarié-e-s s’accentuent. Alors que le syndicalisme organise le plus souvent les travailleuses et travailleurs sur leur lieu de travail, par secteur d’activité ou par entreprise, aux États-Unis différentes expériences de syndicalisme hybridé sont des pistes pour développer l’organisation de celles et ceux qui ne sont pas intégré-e-s dans un réseau salarial.

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